
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis contente de pouvoir m’adresser à vous à l’aube de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui aura lieu mardi prochain, le 30 septembre. Il s’agit d’une journée de commémoration fort importante pour rendre hommage aux survivantes et survivants des pensionnats, aux enfants qui n’ont jamais pu retourner à la maison, ainsi qu’à leurs familles et à leurs communautés.
Commémorer publiquement ces événements tragiques et les séquelles qui persistent à ce jour sont une part importante du processus de réconciliation. C’est pourquoi je nous invite à arborer mardi prochain un chandail orange.
Le fait que je m’adresse à vous pour souligner cette journée n’est pas étranger à la démarche de décolonisation qu’entreprend l’Ordre et au plan d’action qu’il s’est donné à cet égard, tant pour contrer le racisme systémique que pour promouvoir des pratiques professionnelles culturellement sécuritaires.
Un gestionnaire T.S. sanctionné pour avoir exercé des représailles à l’encontre d’une employée T.S. ayant dénoncé de la maltraitance
Dans un autre ordre d’idées, je voulais revenir sur cette décision du Conseil de discipline qui a fait grand bruit la semaine dernière à la suite de la parution d’un article dans La Presse. J’ai en effet accordé une entrevue au 15-18 pour apporter un éclairage sur les obligations déontologiques des membres de l’Ordre et vous avez été des centaines à réagir sur nos médias sociaux, notamment pour manifester votre soutien à cette travailleuse sociale qui a eu, comme vous l’avez si bien mentionné, le courage de dénoncer une situation de maltraitance institutionnelle. Plusieurs questions fort pertinentes nous ont aussi été soumises depuis jeudi dernier. Nous vous proposons des réponses dans cet article.
Il est vrai que cette décision est inédite et qu’elle envoie un message très clair: les signalements faits dans le respect de la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les personnes aînées et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité ne doivent jamais mener à des représailles. Au-delà de cette Loi, je pense qu’il est primordial de rappeler que cette travailleuse sociale n’a, au bout du compte, fait que son travail en dénonçant des situations qui, à ses yeux, brimaient les droits de personnes vulnérables et portaient atteinte à leur dignité.
Par ailleurs, cette décision constitue aussi un rappel salutaire que les gestionnaires, membres de l’Ordre, sont tenus aux mêmes obligations déontologiques que tous les autres membres.
Sur ce, je vous souhaite une belle semaine.
Votre présidente,
Valérie Fernandez, T.S.
