
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà déjà un petit moment que je me suis adressée à vous ici. Il faut dire qu’entre l’Assemblée générale annuelle (AGA) et la tournée de la présidence dans les Laurentides, je n’ai pas vu passer le mois de novembre! Je veux d’emblée remercier les quelque 160 membres de l’Ordre qui ont participé à l’AGA. Il s’agit d’un moment privilégié pour prendre connaissance de ce qui a occupé l’Ordre et la présidence dans la dernière année, mais c’est aussi une occasion unique de formuler vos commentaires et vos questions devant le CA et le comité de direction de l’Ordre. Et je vous assure qu’ils sont pris en compte dans nos réflexions et nos décisions.
Tournée dans les Laurentides
Les tournées de la présidence sont également une façon pour moi de prendre le pouls du terrain, en allant à votre rencontre et à celle des acteurs clés des services sociaux et communautaires d’une région.
C’est dans ce contexte que j’ai visité Saint-Jérôme et ses environs, du 20 au 22 novembre dernier. J’ai notamment eu la chance de discuter avec la directrice des services multidisciplinaires du CISSS des Laurentides ainsi qu’avec la directrice de la protection de la jeunesse, puis des travailleuses sociales qui y œuvrent. J’ai aussi échangé avec des étudiantes et étudiants en travail social de l’Université du Québec en Outaouais, au campus de Saint‑Jérôme, et visité la Maison des aînés de Prévost en compagnie de la direction SAPA. Je suis également allée à la rencontre de travailleuses sociales qui innovent en développant leur pratique au sein du Service de police de Saint‑Jérôme.
Mon passage dans la région a d’ailleurs suscité l’intérêt de la radio CIME FM, qui m’a conviée à une entrevue.
La tournée s’est conclue par un déjeuner‑causerie avec des membres de la région lors duquel nous avons échangé sur les enjeux régionaux et les préoccupations des membres, notamment en lien avec les conditions de pratique et les coupes budgétaires et de personnel qui ont cours dans le réseau. Enfin, j’ai assisté, en compagnie des membres, à la formation de Mylène Barbe, T.S., intitulée « Le travail social dans un système en transformation : entre contraintes organisationnelles et marges d’action », offerte gratuitement par l’Ordre pour l’occasion.
Abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ)
Comme présidente de l’Ordre, je suis avec beaucoup d’attention la mobilisation citoyenne entourant l’abolition du PEQ. Il est plus que préoccupant de constater que plusieurs personnes immigrantes, dont la situation pouvait déjà être précaire, se retrouvent plongées dans l’incertitude à l’aube des fêtes.
Selon des témoignages reçus à la présidence et mis de l’avant dans les médias, des travailleuses sociales recrutées à l’étranger par le gouvernement seraient parmi ces personnes dont l’avenir au Québec est menacé. Sensible à l’inquiétude et aux répercussions que cette situation entraîne pour les personnes ayant recouru à ce programme pour leur projet d’immigration, et plus particulièrement pour ces T.S., l’Ordre s’inquiète des conséquences que pourrait avoir leur départ sur l’accès et la qualité des services sociaux offerts aux personnes les plus vulnérables de notre société.
En ce sens, en vue de potentielles actions dans ce dossier, l’Ordre souhaite avoir un portrait plus clair de la situation.
Vous avez un statut d’immigration temporaire? L’abolition du PEQ vous affecte? Je vous invite à nous fournir de l’information sur votre situation à l’aide du formulaire dont le lien figure ci-dessous.
L’abolition du PEQ touche vos collègues T.S.? Invitez-les à nous faire part de leur situation en leur transmettant le lien vers le formulaire.
À très bientôt,
Votre présidente,
Valérie Fernandez, T.S.
