Message de la présidente – 9 avril 2026 – Actions des dernières semaines

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Valérie Fernandez, T.S. et présidente de l'Ordre

Bonjour à toutes et à tous,

C’est avec enthousiasme que je m’adresse à vous aujourd’hui, car, comme vous l’avez peut-être vu dans nos communications la semaine dernière, une étape déterminante pour l’évolution de la profession de thérapeute conjugale et familiale et de thérapeute conjugal et familial (T.C.F.) au Québec a été franchie. Désormais, les T.C.F. n’ont plus l’obligation de détenir un permis de psychothérapeute afin d’exercer leur profession. Cette modification au Code des professions, introduite dans le projet de loi 15 adopté le 2 avril dernier, corrige une incohérence devenue manifeste à la lumière de l’évolution de la formation universitaire pour devenir T.C.F.

J’espère sincèrement que cette avancée donnera l’impulsion nécessaire pour faire cheminer les deux autres dossiers qui freinent le développement de cette profession, soit la mise en place de nouveaux programmes universitaires de maîtrise en thérapie conjugale et familiale et la création du titre d’emploi dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Je veux également profiter de cette tribune pour remercier le personnel de la permanence de l’Ordre impliqué dans ce dossier. Derrière cette belle annonce, il y a énormément d’heures de travail et beaucoup, beaucoup de persévérance.

Réaction au reportage d’Enquête sur le système informatique UNIR

Comme plusieurs d’entre vous, j’en suis certaine, j’ai été troublée par les témoignages rapportés durant l’émission Enquête du 26 mars dernier quant au système informatique UNIR déployé par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour administrer les dossiers des personnes bénéficiaires d’un programme du régime d’assistance sociale. En ce sens, j’ai transmis une lettre à la ministre Chantal Rouleau dans laquelle je fais état des importantes préoccupations de l’Ordre.

Soins et services de première ligne et projet de loi sur la Loi P 38

Le 27 mars, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Sonia Bélanger, a présenté la première Politique gouvernementale sur les soins et les services de première ligne. Comme j’en faisais état dans mes messages ici au printemps 2025, l’Ordre a eu la chance d’être consulté et de faire part de ses recommandations sur le sujet.

Force est de constater que la Politique contient des orientations en phase avec certaines demandes historiques de l’Ordre visant à améliorer l’accès aux soins de santé et aux services sociaux, notamment le déploiement de services sociaux de proximité et communautaires, une plus grande autonomie pour les professionnelles et professionnels ou encore une augmentation du nombre de T.S. formés en adéquation avec les besoins.

Cela dit, cette Politique représente un réel défi d’opérationnalisation et l’Ordre veillera au grain pour s’assurer que les intentions exprimées se concrétisent rapidement en actions, afin de générer des retombées réelles et durables pour les individus et les collectivités du Québec.

Dans un autre ordre d’idées, le gouvernement a finalement présenté le 24 mars dernier, à l’Assemblée nationale, le projet de loi 23, Loi visant principalement à mieux accompagner les personnes dont l’état mental pourrait représenter un risque pour leur propre sécurité ou celle d’autrui.

Il s’agit d’un dossier que l’Ordre suit activement depuis près de deux ans maintenant et c’est pourquoi une prise de position sur le projet de loi est en préparation. Évidemment, la protection et l’intérêt du public, de même que les principes de défense de droits et de justice sociale guideront les réflexions.

Un mois de mars chargé

Au cours du dernier mois, j’ai eu la chance de m’entretenir avec plusieurs organisations avec lesquelles l’Ordre collabore ou pourrait éventuellement collaborer pour faire cheminer certains dossiers, dont l’APTS, l’AQTS, le Collectif petite enfance ou encore le Bureau du principe de Joyce, que nous avons rencontré pour une première fois dans le cadre de la démarche de décolonisation de l’Ordre pour contrer le racisme systémique et promouvoir des pratiques professionnelles culturellement sécuritaires.

Par ailleurs, dans une perspective interdisciplinaire, j’ai été invitée à participer comme panéliste à un webinaire sur les soins offerts aux personnes en situation d’itinérance organisé par le Collège des médecins du Québec et destiné à ses membres. Ce fut pour moi l’occasion de déconstruire certains mythes au sujet de l’itinérance, d’apporter une perspective sociale au débat et d’expliquer comment les T.S. peuvent être mis à contribution auprès des personnes en situation d’itinérance, notamment au sein du réseau de la santé et des services sociaux.

Sur ce, à très bientôt!

Votre présidente,
Valérie Fernandez, T.S.