
Bonjour à toutes et à tous,
Déjà, juin est à nos portes. Ouf! Si le printemps est synonyme de réveil de la nature, je peux vous dire qu’à la présidence, et à l’Ordre de façon générale, nous n’avons pas eu le temps de fermer l’œil. Entre les travaux internes découlant de l’adoption du projet de loi 15 permettant aux T.C.F. d’exercer la psychothérapie sans permis supplémentaire à cette fin, une tournée de la présidence en Outaouais, un passage en commission parlementaire sur le projet de loi 23 et la Semaine des T.C.F., on peut dire que les dernières semaines ont été pour le moins occupées.
Consultations sur le projet de loi 23: un fin équilibre entre protection, accompagnement et respect des droits de la personne
Convoqué à une semaine de préavis pour s’exprimer devant la Commission de la santé et des services sociaux sur le projet de loi 23, Loi visant principalement à mieux accompagner les personnes dont l’état mental pourrait représenter un risque pour leur propre sécurité ou celle d’autrui, l’Ordre s’est mobilisé pour présenter le fruit de ses réflexions aux parlementaires. Lors de l’audition en commission, nous avons rappelé qu’aux yeux de l’Ordre, les enjeux relatifs à P-38 ne résident pas tant dans la Loi que dans l’application qu’on en fait. La complexité des principes sur lesquels repose P-38, le contexte de crise et, bien sûr, les services sociaux insuffisants nous amènent comme société à y recourir, alors que d’autres options pourraient bien souvent être privilégiées.
Par ailleurs, après analyse, l’Ordre a estimé que le projet de loi 23 assouplit de façon notable le cadre régissant le recours aux interventions coercitives auprès des personnes vivant avec un problème de santé mentale, avec pour conséquence une forme de banalisation des mesures coercitives qui portent atteinte aux droits et libertés individuels.
Pour en apprendre davantage sur le sujet, je vous invite à écouter notre passage en commission parlementaire et à consulter notre note de positionnement.
Retour sur la Semaine des T.C.F. 2026
La semaine dernière était l’occasion de célébrer les quelque 300 thérapeutes conjugales et familiales et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. Pour l’occasion, plusieurs activités destinées aux membres ont été organisées et, pour une deuxième année consécutive, l’Ordre a collaboré avec l’École Robert-Gravel pour la tenue d’un atelier-conférence. Au programme: une scène concrète ayant pour thème l’intimidation, imaginée et jouée par des élèves, et une simulation de thérapie familiale avec le thérapeute conjugal et familial Abdelghani Barris. Cela pique votre curiosité? Restez à l’affût, l’atelier-conférence sera disponible en rediffusion en juin.
Par ailleurs, j’ai publié une lettre ouverte dans Le Soleil et Le Devoir sur l’avenir de la profession de T.C.F. ayant pour titre «Thérapeutes conjugaux et familiaux: offrons de nouvelles ressources à nos familles».
Retour sur la tournée
En avril dernier, je me suis rendue en Outaouais pour prendre le pouls du terrain et échanger sur les réalités régionales liées aux services sociaux et communautaires, ainsi que sur l’exercice des deux professions que l’Ordre encadre. Durant la tournée, j’ai notamment:
- rencontré la haute direction du CISSS de l’Outaouais et un groupe de T.S. œuvrant dans une variété de secteurs et programmes;
- visité une clinique spécialisée en services aux couples et aux familles, dirigée par une T.C.F., et échangé avec cette dernière et sa collègue T.S. sur les réalités de la profession de T.C.F. et les défis d’exploiter une clinique privée;
- discuté dans le cadre d’un cours avec les finissantes et finissants en travail social de l’Université du Québec en Outaouais;
- échangé avec la coordonnatrice des services en itinérance de Réhabex, un organisme de réhabilitation sociale intervenant notamment auprès des personnes itinérantes;
- discuté avec l’équipe du développement des communautés de la Ville de Gatineau;
- échangé avec des membres lors d’un déjeuner-causerie, suivi d’une formation.
J’ai aussi eu la chance de revenir sur mon passage dans la région au micro de Maude Rivard.

La présente de l’Ordre, Valérie Fernandez, T.S., et Julie Brousseau, T.C.F.

La présidente de l’Ordre, Valérie Fernandez, T.S., en compagnie de l’équipe de direction du CISSS de l’Outaouais

Mylène Barbe, T.S., lors de la formation offerte aux membres de l’Outaouais

La présidente de l’Ordre, Valérie Fernandez, T.S., s’adressant aux finissants et finissantes en travail social de l’UQO
Suivi dans le dossier Clic Santé
En terminant, je souhaitais faire un suivi sur la plateforme Clic Santé et sur le fait que des thérapeutes en relation d’aide y sont désormais affichés. Cette nouveauté avait suscité bien des questionnements en février dernier et vous êtes plusieurs à avoir interpellé l’Ordre à ce sujet. Sachez que vous n’êtes pas les seuls, d’autres ordres du domaine de la santé mentale et des relations humaines ont été contactés par des membres pour les mêmes raisons.
Dans les faits, la plateforme de réservation de rendez-vous Clic Santé appartient à des intérêts privés, et les ordres professionnels n’ont donc pas de leviers pour les obliger à retirer certains titres d’emploi. Cela étant dit, vu les commentaires et les questionnements soulevés, nous avons noté que Clic Santé a clarifié l’information disponible quant aux thérapeutes en relation d’aide sur sa plateforme pour limiter la confusion. Par ailleurs, nous avons été informés que Santé Québec travaille au déploiement d’une plateforme de prise de rendez-vous publique. C’est donc un dossier que nous continuerons de suivre avec nos partenaires du système professionnel.
Sur ce, je vous dis à très bientôt.
Votre présidente,
Valérie Fernandez, T.S.
