Communiqué : Adoption du projet de loi 15 : Un pas de plus vers la reconnaissance pleine et entière des compétences des thérapeutes conjugaux et familiaux au Québec

Publié le

Passage en audtion de l'Ordre pour le Projet de loi 15

Montréal, le 2 avril 2026 — L’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (ci-après « l’Ordre ») se réjouit de l’adoption du projet de loi 15, Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions principalement afin d’alléger les processus réglementaires du système professionnel et d’élargir certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des services sociaux, qui marque une étape déterminante pour l’évolution de la profession de thérapeute conjugal et familial et de thérapeute conjugale et familiale (T.C.F.) au Québec.

L’Ordre accueille avec satisfaction l’abolition de l’obligation, pour les T.C.F., de détenir un permis de psychothérapeute afin d’exercer leur profession. Cette modification au Code des professions vient corriger une incohérence devenue manifeste à la lumière de l’évolution de la formation universitaire pour devenir T.C.F.

« C’est un grand jour pour les T.C.F. du Québec. Enfin, le législateur confirme sans équivoque que la psychothérapie est au cœur même de leur pratique. Ce changement reflète l’évolution de leur formation et surtout, leur expertise unique pour aider les couples et les familles qui traversent des difficultés conjugales, familiales et relationnelles », souligne Valérie Fernandez, T.S. et présidente de l’Ordre.

Une mesure cohérente avec l’évolution de la formation universitaire

Depuis l’intégration officielle de la profession au système professionnel québécois en 2001, les T.C.F. ont vu leur rôle graduellement se préciser et se renforcer.

L’exigence de détenir un permis additionnel de psychothérapeute, imposée aux T.C.F. en 2012 en raison de l’absence d’une formation universitaire reconnue en thérapie conjugale et familiale au Québec, est aujourd’hui superflue. Effectivement, un programme de maîtrise en thérapie conjugale et familiale est offert depuis 2014 à l’Université McGill. L’adoption du projet de loi 15 vient donc arrimer le cadre législatif à cette réalité et reconnaître pleinement la compétence des T.C.F. pour exercer la psychothérapie, en particulier auprès des couples et des familles.

Une clarification bénéfique pour le public

Cette modification contribuera également à réduire la confusion au sein du public qui pouvait croire, à tort, que la formation des T.C.F. n’était pas suffisante pour offrir des services de thérapie conjugale et familiale, alors que cette dernière est pourtant l’une des deux formes de psychothérapie reconnues, l’autre étant la psychothérapie individuelle.

Une impulsion pour le développement de la profession?

Fort de cette avancée, l’Ordre a bon espoir que l’adoption du projet de loi 15 servira de véritable bougie d’allumage pour le développement de la profession de T.C.F. au Québec.

L’Ordre compte notamment sur cette avancée pour faire progresser d’autres dossiers structurants pour la profession, dont la création du titre de T.C.F. dans la nomenclature des titres d’emploi du réseau de la santé et des services sociaux. Une telle reconnaissance favoriserait l’intégration des T.C.F. au réseau public, permettant ainsi l’accès gratuit à leur expertise et l’ajout de milieux de stage supervisé, ce qui faciliterait le développement de programmes universitaires francophones en thérapie conjugale et familiale.

« En reconnaissant pleinement la compétence des T.C.F., le législateur envoie un signal fort. Nous espérons que ce signal se traduira, à terme, par un meilleur accès aux services pour les couples et les familles du Québec », conclut la présidente de l’Ordre.