Mot du président – 22 février 2024

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Pierre-Paul Malenfant - Président de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

Chères et chers membres,

Permettez-moi d’abord de remercier les 5 134 membres T.S. qui ont répondu au sondage sur les conditions de pratique qui vous a été transmis par CROP dans les dernières semaines. Cela nous sera fort utile dans nos prises de position, d’autant plus que le réseau de la santé et des services sociaux s’apprête à subir une énième réforme de structure visant à centraliser encore davantage les structures aux dépens des services sociaux…

Je vous invite à rester à l’affût durant la Semaine des T.S., car j’aurai l’occasion de vous dévoiler les premiers résultats de ce sondage qui s’annonce percutant. Plus d’informations sur la Semaine vous seront communiquées au début mars.

Des rencontres enrichissantes

 

Dans une perspective de développement des relations avec les organisations qui gravitent autour de notre écosystème, je prends toujours plaisir à aller à la rencontre de différents intervenant.es pour comprendre leur réalité, leurs enjeux et explorer des pistes de collaboration.

Parmi mes rencontres des dernières semaines, l’une des plus significatives fût certainement celle avec des représentant.es du Kanesatake Health Center. Lors de la rencontre, nous avons eu l’occasion de discuter des réalités de la communauté et des priorités du centre de santé. Certains enjeux en lien avec les communications avec l’Ordre ont été abordés, notamment l’obligation de communiquer exclusivement en français avec les membres (sauf exceptions) en raison de la Loi 96. Les possibilités et le processus pour obtenir un permis avec dérogation et certains permis temporaires ont été également clarifiés.  Cette rencontre a aussi été l’occasion pour l’Ordre de présenter les grandes lignes de sa démarche de sécurisation culturelle et décolonisation.

Dans l’ordre de gauche à droite :
– Représentant.es du Kanesatake Health Center : Crystal Diab, travailleuse communautaire en guérison et bien-être autochtone, Emilie Boucher, travailleuse sociale, Teiawenhniseráhte Jeremy Tomlinson, directeur général, April Kibbe, travailleuse sociale, gestionnaire des services à la famille et à l’enfance,
– Représentant.es de l’Ordre : Véronique Daniel-Raîche, T.S., chargée d’affaires professionnelles, Pierre-Paul Malenfant, T.S., président, Marie-Ève Chartré, T.S., directrice des admissions
À l’arrière-plan, il y a trois ceintures de wampum qui ont une signification très importante dans la culture de la communauté et sont utilisées depuis très longtemps. Celle du haut représente un pin blanc avec deux rectangles blancs de chaque côté relié par une ligne blanche. Elle fait référence au “Kaianere’kó:wa”, communément appelé la « Loi de la grande paix », soit le système culturel, politique et spirituel des cinq nations Iroquoises : Mohawks, Oneida, Onondaga, Cayuga et Seneca. Cette entente a au moins 1000 ans et a servi de modèle au système politique américain. La ceinture du milieu, le « Two Row Wampum », composée de deux bandes mauves sur un fond blanc date d’environ 1613. Les deux bandes mauves représentent respectivement le canot des nations Iroquoises et le navire des européens qui voguent sur un fond blanc, l’eau. Bref, cette ceinture rappelle que les colons et les Iroquois coexistent naturellement dans ce monde. Ils ont chacun leur culture, complètement distincte, qui existe en parallèle de l’autre, sans intersection, avec un respect mutuel l’une pour l’autre. Malheureusement, l’esprit de cette entente n’aura pas été respecté par les colons. La troisième ceinture montre deux figures liées par une ligne mauve. Elle est communément appelée le « Friendship belt » ou « Covenant chain », soit la ceinture de l’amitié ou de l’engagement. Elle fait référence à une entente datant de 1757 entre la confédération Iroquoise et la Couronne britannique . L’engagement est signe d’amitié, de paix et de communication ouverte et honnête. Un autre engagement qui jusqu’à ce jour n’a pas été respecté.

Par ailleurs, le 9 février dernier, j’ai eu l’occasion de prononcer une allocution dans le cadre de la première édition du Colloque sur l’expertise psychologique et psychosociale en matière familiale organisé par la Chaire d’excellence en enseignement UQTR sur l’expertise psychologique et psychosociale en matière familiale. Cet événement qui réunissait notamment des T.S., psychologues et juristes avait pour objectif la promotion de ce domaine de pratique spécialisé et le développement de meilleures pratiques professionnelles.

De plus, j’ai eu l’occasion de faire le point avec les membres qui portent le projet de développement de l’Association québécoise des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux, de rencontrer la nouvelle présidente du Regroupement provincial des comités des usagers et de discuter avec un représentant du Réseau communautaire en santé mentale de nos enjeux communs.

En route vers le Sommet des États généraux du travail social

 

Mine de rien, le Sommet des États généraux du travail social est dans moins de deux mois. Si vous n’avez pas eu l’occasion de consulter le rapport des commissaires, je vous invite à le faire dès maintenant, vous y trouverez plusieurs constats et recommandations qui feront l’objet de discussions et de réflexions lors du Sommet du 19 et 20 avril. Je vous invite aussi à vous procurer vos billets pour ce moment historique pour le travail social au Québec. Vous avez encore une semaine (jusqu’au 29 février) pour profiter du tarif spécial!

Le Sommet sera non seulement une belle occasion réfléchir aux actions concrètes pour mettre en œuvre les recommandations des commissaires, mais aussi pour réseauter. À noter que 9 HFC seront reconnues par l’Ordre pour la participation au Sommet.

Au plaisir de vous y retrouver !

Votre président,

Pierre-Paul Malenfant, T.S.