Communiqué - 15 décembre 2015

COMMUNIQUÉ

L’OTSTCFQ réagit au document de l’IRIS qui remet en cause
son engagement envers la protection du public


(Montréal, 15 décembre 2015) Dans le quotidien Le Devoir du mardi 15 décembre, un article traite d’un document publié récemment par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques du Québec (IRIS) intitulé Les ordres professionnels peuvent-ils garantir la protection du public? Cette étude laisse entendre que l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec aurait fait pression auprès de l’État pour que l’activité Évaluation psychosociale dans le contexte des régimes de protection, du mandat donné en prévision de l’inaptitude et des autres mesures de protection au majeur soit réservée en exclusivité aux travailleurs sociaux. Ce faisant, ceux-ci pouvaient alors réaliser cette activité en pratique privée, en tirant un avantage économique.

« C’est faux, a soutenu le président de l’OTSTCFQ, M. Claude Leblond, T.S., lors d’une entrevue accordée à la journaliste Mme Jessica Nadeau; il semble bien que les chercheurs aient mal compris le processus qui a mené l’État à statuer que certaines activités du domaine de la santé mentale et des relations humaines étaient à risque de préjudice et seraient désormais pratiquées par des professionnels (activités réservées) en fonction de leur champ d’exercice respectif. Le Comité d’experts, qui a conseillé l’Office des professions, a pris en considération le risque de préjudice, les compétences de chaque groupe de professionnels et l’exposition clinique (qui effectue cette activité présentement parmi les professionnels?) afin de leur attribuer la pratique de certaines activités. En cours de processus, nous avons présenté les compétences de nos membres (en lien avec leur formation) et en fonction du risque de préjudice. Le Comité d’experts a ensuite fait ses recommandations ».

Plus loin dans la lettre à l’IRIS, M. Leblond explique que les travailleurs sociaux exercent cette activité depuis toujours et leur expertise est reconnue par tous, tout comme l’expertise des médecins, des avocats et des notaires qui sont aussi impliqués dans le processus d’évaluation de l’inaptitude de la personne selon des angles qui leur sont propres. « Et si les travailleurs sociaux exercent de moins en moins cette activité dans le réseau, dans les CLSC, par exemple, c’est en grande partie à cause du manque de ressources octroyées dans le réseau pour faire ces évaluations, en lien avec les coupes de services et de financement, réalité que nous décrions souvent, mais sur laquelle nous n’avons aucun contrôle ».

En conclusion, M. Leblond dit déplorer que ce document « laisse planer des doutes sur la volonté de l’OTSTCFQ à assurer la protection du public et sur celle de ses membres d’exercer l’activité en question en faisant passer leur intérêt personnel avant celui du public.

- 30 -

Luc Trottier
Direction des communications
OTSTCFQ